Aurangabad, Ellora et Ajanta

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Aurangabad, Ellora et Ajanta

Dans l’état du Maharastra se trouvent la ville d’Aurangabad, et les sites d’Ellora et Ajanta, qui sont de véritables joyaux de l’architecture rupestre. Il aura fallu un peu de matériel mais surtout beaucoup d’habileté et de génie créatif pour sculpter ces sanctuaires. Voici une petite visite guidée de la ville, puis de ces lieux uniques au monde classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Aurangabad 

La ville connut son heure de gloire lorsque l’empereur moghol Aurangzeb en fit sa capitale. Il reste de cette période faste quelques monuments, dont le mausolée Bibi- ka-Maqbara. On le  surnomme le « Baby Taj » puisqu’il représente une réplique du majestueux Taj Mahal d’Agra, en bien plus modeste ! Vous pourrez rendre hommage à la reine Rabia-ul-Durani, son fils a construit l’édifice en son honneur.

Les grottes bouddhiques, taillées à même la roche au VIIe siècle, ne peuvent pas être comparées à celles d’Ellora et d’Ajanta. Toutefois, vous y découvrirez d’intéressantes sculptures et la promenade est agréable.

Enfin, l’imposante forteresse de Daulatabad est située à quelques kilomètres de la ville. Perchée sur son piton rocheux, elle est impressionnante, avec ses énormes bastions et ses chemins de ronde à flanc de falaise. 

Les grottes sacrées d’Ellora

Trente quatre temples et monastères sont creusés dans la paroi d’une falaise basaltique de 2 km de long. Les douze premières grottes sont bouddhiques et l’on apprécie la sérénité des lieux. Immenses représentations de Bouddha, stupas, sculptures de nagas ornent les grottes. Des balcons travaillés, des plafonds décorés et des frises ouvragées décorent les sanctuaires. Construites entre l’an 600 et l’an 800, certaines cavités servaient de lieux de culte ou d’enseignement. D’autres, plus sobres, étaient des lieux de vie comme des cuisines ou des dortoirs Dans la grotte n°12, ne manquez pas le bouddha qui actionne la roue de la loi.

Plus loin se trouvent les 17 grottes hindoues. Les ouvriers les ont creusées du haut vers le bas, pour ne pas avoir besoin d’utiliser des échafaudages. A l’intérieur, les scènes d’hommage à Shiva ont atteint un tel niveau de technicité et de finesse que personne ne peut rester indifférent. Les figures féminines et les déesses fluviales sont très sensuelles.

Le temple de Kailash, en référence au mont qui est la demeure de Shiva, est une pure merveille. C’est le plus grand temple monolithique du monde. Les artisans ont gravé, sur les parois, les épisodes les plus célèbres de la religion hindoue. C’est une véritable encyclopédie, en dentelle de pierre, entièrement sculptée à la main.

Enfin, les grottes jaïnes, du IXe siècle, témoignent de l’ascétisme du mouvement jaïn. Pour autant, elles présentent de nombreux détails sculptés d’une rare finesse d’exécution. L’ensemble de ces sanctuaires montrent bien l’esprit de tolérance qui régnait en Inde et sont un bel exemple d’harmonie religieuse.

Les temples rupestres d’Ajanta

Dans une vallée reculée, les remarquables grottes d’Ajanta furent réalisées entre 200 et 650 avant J.C. Creusées dans la roche volcanique et restées longtemps cachées, les grottes comptent cinq temples et vingt-quatre monastères. Les peintures et les sculptures d’Ajanta sont des chefs-d’œuvre de l’art religieux bouddhique. Plus tard, au Ve et Vie siècles, d’autres grottes se sont ajoutées, plus riches encore.

Les fresques exécutées à la détrempe nous content la vie de Bouddha et sont d’une valeur patrimoniale inestimable. Leur excellence artistique est époustouflante. Peu de grottes de cette période ont atteint un tel niveau de technicité. Vous pourrez remarquer les représentations en perspective, la finesse des drapés, les détails des visages. Motifs floraux et géométriques agrémentent les scènes de la vie quotidienne ou d’enseignement de Bouddha. Les couleurs des fresques sont particulièrement bien préservées. Les ouvriers ont utilisés les minéraux locaux, sauf pour le bleu, qui contient des particules de lapis-lazuli.

Au VIIe siècle, les grottes furent abandonnées au profit de celles d’Ellora. A la fin de la visite, deux sites offrent une vue imprenable sur le site en fer à cheval et le méandre de la rivière. La nature a envahi les lieux pendant des siècles. L’absence de tout contact humain pendant tout se temps a contribué à la conservation de ce patrimoine hors du commun.

Quelques informations :

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